Le petit Chaperon Rouge à Manhattan – Carmen Matin Gaite

Sara Allen vit à Brooklyn entre son père, plombier à la tête d’une petite entreprise qui l’occupe beaucoup, et sa mère, qui travaille dans une maison de retraite et a pour passion la tarte aux fraises, qu’elle réussit mieux que personne. Il faut dire qu’elle détient une recette secrète, qui lui vient de sa mère et qu’elle transmettra à Sara le moment venu. Sara s’ennuie et pour passer le temps, elle lit. Ses romans préférés sont ceux que lui a offert l’ancien compagnon de sa grand-mère Rebecca, un certain Aurelio Roncali, propriétaire de la librairie « Le Royaume des Livres », qu’à son grand regret elle n’a jamais vu. Ainsi, elle connait par cœur « Robinson Crusoé« , « Alice au Pays des Merveilles » et « Le petit Chaperon Rouge » et admire ces héros épris de liberté, symboles de courage et d’audace. Aurelio lui a également offert un vieux plan de Manhattan, qui ne cesse de la faire rêver. Elle aimerait plus que tout explorer ce quartier mythique de New York, traverser Central Park, et voir la statue de la Liberté ! Mais voilà, quand elle le traverse, c’est en métro, avec sa mère, pour se rendre chez sa grand-mère qui vit à Morningside, au Nord de Manhattan. Sara adore et admire sa grand-mère Rebecca, ancienne chanteuse, un peu extravagante et tellement plus drôle que ses parents… Le soir de ses 10 ans, après un repas ennuyeux au restaurant, M. et Mme Allen reçoivent un appel téléphonique leur annonçant le décès d’un oncle à l’autre bout du pays. Ils doivent partir rapidement. Une aubaine pour Sara qui va devoir se rendre seule chez sa grand-mère. L’aventure commence ! En pleine nuit, elle fait la connaissance de Miss Lunatic, une mystérieuse vagabonde qui vit dans la Statue de la Liberté le jour et dans les rues de Manhattan la nuit, et du boulanger le plus fortuné de la ville : Edgard Woolf, le roi de la tarte…

Un roman d’aventure vivant et sympathique qui se déroule dans les années 1980 et parodie le conte de Perrault.

Sara allumait la lumière, sortait du tiroir de sa table de nuit le plan de New York que lui avait donné M. Aurelio quelques années avant et se mettait à le contempler.

Elle se prenait alors à rêver les yeux ouverts et la discussion de ses parents se transformait en une musique de fond sur laquelle se déroulaient les images de ses excursions fantastiques à travers les rues, les places et les parcs qu’elle ne connaissait pas.

Une fois elle volait à la cime des gratte-ciels, une autre fois elle y allait à la nage par le fleuve Hudson, une autre fois en patin ou en hélicoptère.

Et en apothéose à cette randonnée somnambulique, les paupières lourdes, Sara se voyait pelotonnée dans une espèce de nid qu’on avait construit pour elle seule en haut de la statue de la Liberté entre les pics de sa couronne verte.

Le petit Chaperon Rouge à Manhattan – Carmen Matin Gaite – Flammarion jeunesse – p. 40

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s