Ce qu’il faut de terre à l’homme – Martin Veyron

La Barinya est propriétaire d’un vaste domaine foncier, proche d’un village. Constatant que les paysans voisins prennent leurs aises et se servent des pâturages et du bois de sa mère, Barine embauche un intendant pour surveiller et punir les abus. Les sanctions et les amendes pleuvent. Le peuple doit se résoudre à n’utiliser que ce qui lui appartient. Mais un jour on apprend que la Barinya vend ses terres, et son intendant est preneur. Les habitants se réunissent en conseil et se rendent chez la vieille dame qui finit par remettre ses terres à la commune. Se pose alors la question de savoir qui va cultiver ces terres, comment les répartir entre les habitants ?…

Cette bande-dessinée, réalisée d’après une nouvelle d’Anton Tchekhov, entraine le lecteur dans la Russie du XIXe siècle. Il y est question de la valeur de la terre, et du lien que l’homme entretien avec elle, qu’il en soit propriétaire ou non. Que doit-elle lui apporter : la fortune ? le pouvoir ? ou juste de quoi manger ? L’homme doit-il obligatoirement la posséder pour qu’elle lui apporte ses bienfaits ? Au-delà de la question de la propriété, c’est la question du lien que l’homme entretien avec la terre nourricière qui est posée ici, et elle est plus que jamais d’actualité. Une très belle adaptation.

Ce qu'il faut de terre 1

Ce qu'il faut de terre 2

Ce qu'il faut de terre 3

Ce qu'il faut de terre 4